Nous pensons que la sécurité doit être simple, sans effort et esthétique.
Il y a quelques années, je circulais à vélo dans San Francisco et j'ai remarqué quelque chose de frappant : tout le monde portait un casque. Ce n'était ni bizarre ni gênant, c'était tout simplement normal.
De retour chez moi aux Pays-Bas, j'ai constaté une tout autre situation. La plupart de mes amis roulent en vélo électrique, mais presque personne ne porte de casque. Cela a changé pour moi lorsqu'un ami proche a eu un grave accident et a subi un traumatisme crânien. Je me suis alors demandé : pourquoi ne porte-t-on pas de casque ici ?
En creusant un peu, j'ai découvert que le problème ne réside pas dans les casques eux-mêmes, mais dans les contraintes qu'ils engendrent. Les casques sont encombrants, difficiles à transporter et ne s'intègrent pas à notre mode de vie. Je comprenais ce sentiment. Je savais que cela allait changer, tout comme fumer moins, manger moins de viande ou boire plus consciemment : la sécurité devient un choix de vie.